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Gestion des déchets dans les Smart Cities !

Depuis des siècles, les humains produisent chaque jour une grande quantité de déchets. L’industrialisation et l’exploitation du pétrole ont entrainé la création du plastique et autres matières polluantes. Or, l’environnement est un enjeu fondamental d’une Smart City avec la gestion énergétique et l’optimisation des transports.

Boîtes en carton, bouteilles en verre, déchets organiques doivent donc désormais être recyclés. Au-delà de ça, il convient aussi réduire la création de déchets. Allons voir de plus près comment une Smart City mutualise la gestion de ses déchets, de A à Z.

Trier les déchets pour faire des économies d’énergie

 

Gestion des déchets smart city smart cities ville durable ville intelligenteAvec le décuplement de la population mondiale, la production de déchets augmente. Les centres de tri reçoivent des dizaines voire même des centaines de tonnes par jour pour les grandes métropoles. En Europe, la majorité des grandes villes trient désormais leurs déchets par grande catégorie : les emballages (fer, plastique, carton, verre), les déchets ménagers etc. Certaines trient même les déchets organiques. Ces derniers servent alors à faire du compost, ensuite répandu sur les champs.

Mais toutes les villes de France n’agissent pas forcément de la même façon pour recycler leurs déchets.

  1. À Nantes, les déchets toxiques comme les piles, sont collectés dans les magasins et même les grandes surfaces. La loi les oblige en effet à mettre à disposition des bornes pour les collecter et les renvoyer dans des usines spécialisées, chargées de séparer les différents types de métaux.

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  3. À Grenoble, plus de 900 colonnes à verres sont présentes dans les différents quartiers pour collecter le verre usagé.
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  5. - À Toulouse, les déchets ne sont pas tous incinérés. Ils sont compactés par famille. Les balles de plastique partent par exemple à Nîmes, les papiers dans le Vaucluse etc.

Dans quasiment tous les centres de tri désormais, seuls les déchets ne pouvant pas être traités sont incinérés. Mais dans une démarche d’amélioration continue, la combustion de ces incinérateurs produit de l’électricité. Celle-ci subvient aux besoins de l’usine elle-même ou bien est revendue à la ville ou à EDF.

 

Depuis quelques années, les magasins ont également l’obligation de reprendre les anciens appareils électroniques et électriques quand un individu veut en acheter un nouveau. Chaque citoyen paye même une taxe pour le recyclage de ces déchets : c’est l’éco participation. Celle-ci n’est pas visible puisqu’elle est comprise dans le prix d’achat.

Reste un inconvénient majeur à résoudre pour ne pas aller à l’encontre des principes d’une Smart City. Que faire des gaz émis par les usines sous forme de fumée ? Les métaux lourds et les acides sont récupérés respectivement, grâce à de l’électricité et de l’eau de chaux. Ainsi, les fumées rejetées par les cheminées sont propres.

Des innovations au cœur de la gestion des déchets

 

Chaque habitant doit se sentir concerné par les déchets qu’il produit. La planète ne peut pas devenir une poubelle géante. Pour ça, la lutte actuelle contre le gaspillage ne suffit pas. Chaque ville, chaque quartier doit être responsable.

D’une solution simple …

L’open data est un levier essentiel, utilisé dans les Smart Cities pour simplifier la vie des habitants dans la gestion de leurs déchets.

À  Dijon par exemple, les habitants accèdent aux informations concernant le tri des ordures sur internet. Ils ont accès au calendrier de ramassage des ordures de leur commune, trouvent la déchetterie la plus proche de chez eux, téléchargent le bon de réservation pour un composteur individuel etc.

Ce système se développe dans bon nombre de villes. Dans la région Île-de-France, une carte interactive a été créé pour obtenir des données rapidement comme des adresses des déchetteries, les jours d'ouverture ou la nature des déchets acceptés. Elle peut aussi bien être utilisée par des particuliers et des professionnels cherchant des entreprises de recyclage par exemple.

… à des systèmes innovants

 

À part l’open data, les villes intelligentes redoublent d’imagination pour gérer plus intelligemment leurs déchets. Elles mettent en place des systèmes innovants.

Des composteurs pour déchets organiques

 

La ville de Montpellier par exemple, a installé trois composteurs non loin d’un écoquartier afin de sensibiliser un peu plus les habitants au tri.

Des conteneurs intelligents

 

En ville de plus en plus de conteneurs intelligents fleurissent pour les ordures et le tri sélectif.

En Espagne, des capteurs sont placés sur les bacs à ordures afin de mesurer le taux de remplissage. Les horaires et les trajets de ramassage sont ainsi optimisés. Les camions sont d’ailleurs équipés d’un système GPS. Il permet d’établir les itinéraires de collecte les plus rapides, et donc de limiter le rejet de CO2 dans l’air.

En plus des conteneurs intelligents, on assiste à la croissance des camions avec bras articulés. Ces bras compactent les déchets des conteneurs. Du coup, on peut y stocker un plus grand volume de déchets recyclables. Ça diminue le nombre de trajets en camion à effectuer pour la collecte.

 

Des systèmes pneumatiques

Autre solution se démocratisant de plus en plus : les bacs de collecte pneumatiques. Ce système est d’ailleurs actuellement testé dans l’éco quartier Clichy Batignolles. Chaque habitant met ses ordures ménagères et recyclables dans les bacs correspondants. Ces derniers sont ensuite acheminés, grâce à un réseau souterrain jusqu’au centre de tri le plus proche.

La collecte pneumatique est une solution très propre pour l’environnement. Plus besoin de camions bennes venant chercher les déchets, donc plus de pollution dégagée. Certes, ce n’est pas applicable dans toutes les villes : pas toujours possible de creuser des conduits souterrains amenant jusqu’à un centre. Mais c’est quand même en train de se développer énormément.

Conclusion

 

Les déchets font partie du quotidien de chaque individu. Quelle que soit la taille de la ville, les centrales et usines de tri se multiplient. Car en France, quasiment tout le monde est maintenant sensibilisé au tri sélectif, du moins pour le verre et les emballages plastiques. Tout est optimisé pour rendre la collecte de déchets plus propre. L’open data et les systèmes de collecte pneumatiques sont eux aussi des moyens efficaces. Et à l’avenir, pourquoi ne pas envisager des bâtiments autogérés, capables de traiter eux-mêmes leurs déchets ? Le travail en centre de tri sera considérablement facilité.

 


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