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OurHub facilite la création de liens sociaux en ville !

OurHub est une nouvelle infrastructure urbaine qui contribue à la vie des villes. Il facilite le partage des objets sociaux dans les espaces publics et communs et crée les conditions permettant aux personnes d'interagir.

Bonjour, pourriez-vous nous présenter en quelques mots la startup OurHub, son concept, sa proposition de valeur?

 

ourhub innovation quartier jeux pingpong ping pongBasée à Copenhague, OurHub est une entreprise à vocation internationale dont l’ambition est de faciliter la (re)création de liens sociaux et d’interactions spontanées entre les individus dans l’espace public. 

Notre conviction ? Au-delà de leurs diversités - d’âge, de sexe, ethniques, etc. - les gens ont plus en commun que ce qu’ils croient. Les espaces publics et communs, ou partagés, constituent des cadres, bons ou moins bons, qu’il est possible d’activer, notamment grâce au potentiel du numérique, afin de libérer le potentiel de cette conviction. C’est ce qu’OurHub entreprend de mettre en œuvre.

Nous avons développé une solution unique qui combine nouvelles technologies et objets traditionnels. Nous associons ces deux éléments pour offrir des plateformes sociales de partage d’objets dans les espaces publics ou partagés (cours d’immeubles par exemple). En d’autres termes, OurHub propose de nouveaux mobiliers urbains intelligents, qui facilitent le partage d’objets pour recréer du lien social.

Les objets que nous proposons pour l’instant sont des jeux - de pétanque, de molky, de ping-pong, de backgammon, etc. - et des équipements de fitness en outdoor (TRX). Ces choix s’expliquent simplement : les jeux sont par nature sociaux ; ils requièrent plusieurs personnes pour fonctionner. L'espace public est par ailleurs une invitation à des modes de vie plus actifs. Dans un second temps, notre ambition est de proposer d’autres objets, selon les contextes géographiques, socio-culturels et les besoins des groupes de populations visés (des outils de jardinage pour jardins partagés par exemple). Pour sélectionner ces objets, nous avons élaboré le concept de “Made for Sharing”. Cette certification implique trois éléments : robustesse, qualité du design et valeur sociale. C’est à l’aune de ce concept que nous choisissons les objets placés dans les hubs.

Au-delà de l’aspect “hardware” et du mobilier urbain à proprement parler (voir photo), nous avons développé un ensemble de technologies qui nous permettent de proposer les fonctionnalités suivantes : accès 24h/24 et 7j/j aux objets mis en partage, tracking de leur utilisation, possibilité de certification pour les objets qui le nécessite, plateforme sociale de mise en relation avec dispositifs de gamification / nudging.

L’ensemble de ces technologies peut être appliqué à d’autres espaces pour proposer les mêmes bénéfices qu’un hub. Nous employons alors l’expression “powered by OurHub”. Nous explorons cette piste pour un hangar à kayaks par exemple où les bateaux seraient partagés entre les résidents du quartier.

Quelles ont été les sources d’inspiration qui vont ont conduit à lancer la Ourhub ?

 

ping pong tennis de table smart city inclusion sociale partage OurHub est le fruit de réflexions conduites dans le cadre de notre think-tank SharingLab, un laboratoire dédié à l’exploration de l’économie du partage. Une des questions qui a émergé de ces travaux est la suivante : comment créer un service scalable qui permette néanmoins de conserver la dimension sociale du partage ? Dit autrement : comment bénéficier des retombées sociales de dispositifs tels que les bibliothèques d’outils par exemple, - hyperlocales et souvent animées par des passionnés très impliqués dans le milieu associatif - tout en proposant un service à vocation internationale comme AirBnB ?

Une autre source d’inspiration est le concept “d’objet social”, forgé par le finlandais Jyri Engeström. Ces objets fonctionnent comme des intermédiaires entre deux individus qui ne se connaissent pas au préalable et facilitent le fait d’engager une discussion. Bien qu’il ne soit pas très politiquement correct de le dire ainsi, les enfants au parc où les chiens que l’on promène dans la rue font souvent office “d’objets sociaux”! L’attention, focalisée sur l’enfant ou le chien, rend plus facile le début d’interaction entre deux personnes étrangères l’une à l’autre. Ce concept, utilisé en pédagogie, pour impliquer des enfants timides, a inspiré nos réflexions sur la création de hubs de partage.

Avec quels acteurs collaborez-vous (collectivités locales, promoteurs immobiliers, etc.) pour diffuser vos propositions de service?

 

Nos premiers projets pilotes sont élaborés en collaboration avec respectivement, la Ville de Copenhague et un campus universitaire. Nous sommes par ailleurs en contact avec un promoteur immobilier, une autorité de transport public, un bailleur social et une agence de développement urbain.

Vous lancez un projet pilote à Copenhague ? Pourriez-vous nous en dire plus ?

 

ourhub innovation quartier jeux pingpong ping pongNous avons un pilote en cours depuis quelques mois sur le campus universitaire qui rassemble les meilleures écoles créatives du pays (design, architecture, film, musique, etc.). Il nous permet de tester en conditions réelles le fonctionnement d'un hub de pétanque. De nouveaux cas et challenges surgissent bien sûr constamment, avec des scénarios d'usage que nous ne pouvons pas imaginer depuis notre bureau...! Dans les mois qui viennent, notre ambition est en outre de tester la capacité de nos hubs et de nos dispositifs d’animation pour susciter davantage d’interactions entre les étudiants des différentes écoles. Ces échanges interdisciplinaires peuvent-ils avoir un effet sur la créativité des étudiants et leur capacité de travail cross-sectorielle ?

Par ailleurs, si tout se passe comme prévu, nous aurons 8 autres hubs dans différents quartiers de Copenhague d'ici la fin du mois de septembre. Au-delà des aspects purement techniques et des expériences utilisateurs que nous nous attacherons à documenter, il s'agit d'éprouver dans quelle mesure ces nouveaux mobiliers urbains intelligents peuvent servir d’infrastructure sociale du partage à l’échelle de la ville.

Quelles sont les attentes de cette expérimentation ?

 

Outre les éléments présentés ci-dessus, ces projets pilotes vont nous permettre de tester le modèle économique d’OurHub et nous permettre de mieux connaître nos utilisateurs finaux. Le business model d’OurHub est en effet fondé sur deux sources de revenus : la vente ou le leasing des hubs à nos premiers clients (Ville, promoteurs, aménageurs, etc.) et des abonnements / paiements unitaires de la part des utilisateurs finaux. Une partie des revenus générés par ces derniers revient aux propriétaires des hubs, qui bénéficient ainsi d’un retour sur investissement au bout de quelques années.

Quelles sont les suites de vos projets ? Envisagez-vous de développer vos services dans d’autres pays ?

 

Nous nous concentrons dans un premier temps sur Copenhague, où nous sommes basés, pour des questions de praticité et du fait des qualités propres à la ville en termes d’aménagement urbain, d’attention accordée aux espaces publics et de qualité de vie en ville.

A l’issue des projets pilotes danois, notre ambition est de tester OurHub dans d’autres contextes culturels - en Europe, mais également aux Etats-Unis et en Asie. Par ailleurs, nous avons remporté le second prix des International Innovation Awards de la Ville de Paris fin 2016 et espérons que cette reconnaissance facilite notre entrée en France en 2018. 

 

OURHUB TEAM JOIE


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