0
40

Smart Cities et gestion énergétique : la certification HQE

Qui dit Smart City dit gestion intelligente de la ville à tous les niveaux : sécurité, mobilité, énergie... L’enjeu de la ville intelligente est d’optimiser sa gestion tout en préservant la qualité de vie des habitants. Pour répondre à cette problématique, la certification HQE (Haute Qualité Environnementale) a vu le jour. En France, on compte d’ailleurs déjà plus de 530 opérations en cours de certification ou déjà certifiées. Mais de quoi on parle exactement ? Comment s’inscrit cette certification dans une dynamique du mieux vivre et d’innovation intelligente ? On fait le point sur le sujet. 

La certification HQE en quelques mots

La notion de développement durable est progressivement devenue centrale dans notre société. Aujourd’hui, elle s’immisce aussi dans le secteur du bâtiment, avec la certification HQE notamment (Haute Qualité Environnementale).

Cette certification concerne tous les bâtiments limitant leur impact sur l’environnement et garantissant en même temps des conditions de vie optimales à leurs occupants. C’est une démarche volontaire des individus ou des promoteurs. La certification HQE peut être obtenue à la construction ou à la rénovation d’un bâtiment quel qu’il soit.

Mais comment se rendre compte de la « haute qualité » d’un bâtiment ? En fait, le logement doit répondre à trois engagements principaux :

  1. Respect de l’environnement
  2.  
  3. Meilleure qualité de vie des occupants
  4.  
  5. Meilleure gestion des coûts

Loin d’être une simple case à cocher dans un dossier de construction, la certification HQE s’impose comme une réponse adéquate aux enjeux d’une ville durable et Smart. Mais voyons dans quelle mesure.

Le bâtiment durable : une approche globale au service de la Smart city

Le secteur du bâtiment est un des piliers de nos villes. C’est aussi un des secteurs qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, il est inconcevable pour une Smart city de ne pas faire évoluer les pratiques de construction existantes, pour le meilleur.

Grâce à son approche globale, la certification HQE répond parfaitement aux objectifs d’une ville Smart. Reprenons chacun de ses engagements pour voir de quoi il retourne.

Respect de l’environnement

Le développement durable est une des principales problématiques de la Smart City. Et oui, la construction et l’usage de la plupart des bâtiments de nos villes ont des conséquences désastreuses sur leur environnement proche. Le cycle de vie de nombreuses espèces animales et végétales en est bouleversé.

Les bâtiments certifiés HQE sont donc construits ou rénovés grâce à des matériaux respectueux de la planète. Ça permet à chacun de ces bâtiments d’entretenir une relation harmonieuse avec l’environnement, et de respecter le tissu vivant alentour. C’est aussi utile pour limiter le nombre de déchets rejetés par le bâtiment.

De nombreux édifices partout dans le monde sont déjà certifiés HQE. C’est par exemple le cas du siège de Google à Moutain View en Californie. Au-delà des matériaux de sa façade, le bâtiment n’utilise que du mobilier en matériaux recyclés. Mieux : Google incite ses employés à se déplacer en vélo dans le complexe, et a même fait l’acquisition de 200 chèvres pour tondre ses pelouses.

Bâtiment Google

Qualité de vie des occupants

Saviez-vous que bon nombre de citoyens sont affectés sans le savoir par une qualité moyenne voire médiocre de l’air intérieur ? C’est problématique car on passe une grande partie de notre temps chez nous… La mauvaise qualité de l’air intérieur augmente significativement le risque de cancers et autres pathologies.

Le deuxième grand enjeu des bâtiments HQE, c’est donc de garantir une qualité de vie optimale aux occupants, au-delà de préserver l’environnement et de maîtriser l’énergie.

Qualité de l’air et de l’eau, confort acoustique et visuel, espaces sécurisés et favorisant la santé… Sont autant des problématiques auxquelles les bâtiments HQE font face. De façon plus globale, on peut aussi apporter plus de confort aux habitants en créant des zones communes pour mieux vivre ensemble, ou en améliorant l’accessibilité du bâtiment.

Meilleure gestion économique

Au-delà de limiter ses impacts sur l’environnement et de fournir un cadre de vie optimal à ses occupants, le bâtiment certifié HQE permet aussi une meilleure performance économique.

Le but de tels bâtiments est de permettre une meilleure gestion des coûts de construction ou de rénovation grâce à l’utilisation de matériaux « propres ». Ces matériaux vont ensuite permettre au bâtiment de moins consommer d’énergie, donc de réduire la facture énergétique des habitants. Sur le long terme, ça va même permettre aux bâtiments d’être totalement autonomes.

Reprenons l’exemple de Google en Californie. L’entreprise comble déjà 30% de ses besoins en électricités grâce aux 9 000 m de panneaux photovoltaïques installés sur le toit de son bâtiment. L’utilisation de ces panneaux s’insère dans la démarche HQE.

L’aspect économique est donc un vecteur primordial, notamment pour inciter d’autres professionnels ou particuliers à passer le cap.

Une approche performancielle au service de l’uniformisation

Face au succès rencontré, c’est évident que les Smart Cities ont tout intérêt à étendre la certification HQE au plus grand nombre de bâtiments. Et pour faire évoluer les mentalités les plus réticentes, l’aspect économique est un paramètre essentiel.

En plus d’être un gage de maîtrise des charges, rénover un bâtiment en HQE augmente sa valeur foncière. A la revente, chaque propriétaire peut donc réaliser une plus-value considérable. Pour la construction, un bonus peut aussi être accordé aux propriétaires.

De la même façon, les Smart Cities ont compris qu’il fallait aussi classer les bâtiments déjà HQE pour donner envie au plus grand nombre d’adopter une démarche d’amélioration continue. Pour ça, des niveaux sont attribués en fonction des performances du bâtiment :

  1. Très performant (TP)
  2.  
  3. Performant (P)
  4.  
  5. Base (B)

De quoi motiver les troupes…

Les mentalités des citoyens évoluent, et on peut espérer pour l’avenir une mobilisation croissante des acteurs du bâtiment en faveur de la certification HQE. Sur le long terme, les bâtiments autonomes devraient donc peu à peu faire partie intégrante du paysage de nos villes intelligentes.

Cet article a été consulté 40 fois.

Immobilier